Hier et demain, ici et ailleurs

par l'auteure Vanessa Terral

Chant « Edwine Au-fil-de-l’eau »

Il y a quelques mois, j’ai écrit un poème pour accompagner l’illustration Avalon de Cécile Guillot. Il s’agissait d’une soumission à l’occasion de l’appel à textes et illustrations « Au fil de l’eau… » (fanzine Éveil n°2, asso. Transition). Les paroles me sont venues toutes seules, ou presque, sur un air que je crois avoir emprunté à une chanson de Tri Yann, sans parvenir à la retrouver. Et je m’étais dit qu’une fois le délai d’exclusivité passé, je posterais la version audio, car sans elle, le texte était incomplet.
 
Samhain est une fête celtique qui célèbre le début de la saison ténébreuse : elle se déroule en effet dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre. Il s’agit d’une fête de transition et de passage entre à l’Autre Monde et le nôtre. Selon certaines légendes, les malédictions sont levées une fois par an, le temps de cette nuit unique. Plusieurs prononciations du mot « samhain » sont envisageables. J’ai préféré rester sobre et reprendre celle qu’on entend le plus souvent en France.
 
Voici donc l’ensemble de cette création : les paroles (j’y ai même ajouté un refrain!), l’illustration et la mélodie!

avalon_guillot

Edwine Au-fil-de-l’eau
 
Edwine Au-fil-de-l’eau
Marche le long du ruisseau.
Sereine, elle guette en les remous
Les yeux verts cerclés de fourrure de son époux.
Edwine,
Silhouette opaline
Au pas léger, aux bras de marbre, aux cheveux roux.
 
Edwine rameau d’églantine, affublée d’une crinoline, aux grands yeux chardon…
Ô courbes de l’automne aux feuilles dorées, aux fruits sanglants, aux cœurs-marrons.
 
Edwine Au-fil-de-l’eau
S’endort auprès du ruisseau.
Son rêve l’emmène en Avalon,
L’île aux pommiers, îlot d’été, où la peine fond.
Edwine,
Frêle sauvagine,
Capeline de laine pourpre et cœur chardon.
 
Edwine rameau d’églantine, affublée d’une crinoline, aux grands yeux chardon…
Ô courbes de l’automne aux feuilles dorées, aux fruits sanglants, aux cœurs-marrons.
 
Edwine Au-fil-de-l’eau
Se voit au bord du ruisseau.
Songeuse, elle y natte ses cheveux
Près d’une cascade à croix de pierre et rochers bleus.
Edwine
S’éveille enfantine,
Chante sa joie, trousse jupons et court au lieu.
 
Edwine rameau d’églantine, affublée d’une crinoline, aux grands yeux chardon…
Ô courbes de l’automne aux feuilles dorées, aux fruits sanglants, aux cœurs-marrons.
 
Edwine Au-fil-de-l’eau
S’élance après le ruisseau.
« Samhain! » lui crient les éclaboussures
Tandis que le ciel gris se fend d’or et d’azur.
Edwine,
La loutre mutine
Quitte sa peau et ton époux reprend figure…

Vous pouvez entendre l’air en cliquant ici!

Commentaires Clos.